Assurance vie : pourquoi la fiscalité de vos gains est désormais si avantageuse

pourquoi la fiscalité de vos gains est désormais si avantageuse

Assurance vie : pourquoi la fiscalité de vos gains est désormais si avantageuse

1056 590 Cabinet Farout

La « flat tax », l’une des grandes réformes fiscales du quinquennat Macron, a 4 ans. Et alors ? Et alors pour les détenteurs d’assurance vie, cet anniversaire est tout sauf anodin. Voici pourquoi.

Alors que la fiscalité de l’héritage s’est ancrée dans la campagne présidentielle 2022, nombre de Français redécouvrent que l’assurance vie est un puissant outil de contournement des droits de succession. Mais l’assurance vie est une double « enveloppe fiscale » : pour les droits de succession, d’une part, mais aussi pour l’impôt sur le revenu, d’autre part.

Épargner sur votre assurance vie pour revenir y piocher quelques années plus tard vous permet de limiter l’impôt sur les intérêts ou plus-values (bref, les gains financiers). A l’image du plan d’épargne en actions, par exemple, l’assurance vie vous garantit une fiscalité « douce » sur les revenus du capital.

Attention, l’argent gagné grâce au rendement de votre assurance vie est systématiquement soumis aux cotisations sociales, à 17,20%. Mais pour l’impôt sur le revenu, tout dépend de la date d’ouverture et de versement. Bonne nouvelle toutefois pour tous les épargnants : depuis quelques mois, l’impôt sur le revenu est soit nul (0%), soit d’un pourcentage limité, à 7,5%, 12,8% ou 15%.

Si votre assurance vie a plus de 8 ans

Simple, basique : quel que soit le calendrier de vos versements sur ce contrat qui a atteint sa « maturité fiscale » (plus de 8 ans après la date d’ouverture de l’assurance vie), vous profitez de l’abattement annuel sur les gains issus de votre assurance vie. Soit 4 600 euros pour un célibataire et 9 200 euros pour un couple. Et attention : il s’agit bien d’abattement valable chaque année sur la part de gains dans votre retrait, pas sur la somme retirée !

Par exemple, un célibataire peut retirer 12 000 euros en 2022 sans payer d’impôt sur le revenu si un tiers de son contrat est issu de plus-values : le fisc fait le prorata et compte dans ce cas 4 000 euros (le tiers de 12 000 euros), sous le seuil de l’abattement, donc zéro impôt.

Et si vous effectuez un gros retrait, avec des gains dépassant l’abattement, l’imposition peut dans tous les cas être limitée : le plus souvent à 7,50% et plus rarement à 12,80%, sauf si vous choisissez l’option de l’imposition au barème progressif (comme les salaires, pensions de retraite, etc.) si jamais vous êtes peu ou pas imposé. Bref une imposition très avantageuse dans tous les cas.

Si votre assurance vie a moins de 8 ans

L’assurance vie, c’est bloqué 8 ans ? Non, cliché ! Mais le cap des 8 ans a évidemment une forte incidence fiscale, puisque ce cap est synonyme d’abattement. Avant les 8 ans, tout retrait est soumis à l’impôt sur le revenu. Mais à quel taux ? Voici la bonne nouvelle des derniers mois, passée inaperçue : plus aucun retrait n’est imposé à 35% !

Le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) de 35% est un héritage de l’ancienne fiscalité de l’assurance vie, celle d’avant le basculement de la flat tax, prélèvement forfaitaire unique (PFU) avec 17,2% de cotisations sociales et 12,8% d’impôt sur le revenu pour tous les revenus du capital (sauf placements défiscalisés), en 2018.

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