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Crédit immobilier : en août, les banques devraient geler leur taux… et leur production - Cabinet Farout

Crédit immobilier : en août, les banques devraient geler leur taux… et leur production

Crédit immobilier : en août, les banques devraient geler leur taux… et leur production

Crédit immobilier : en août, les banques devraient geler leur taux… et leur production

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Les banques devraient geler leur taux et la production de crédit immobilier en août, regrettent les courtiers. La période estivale, marquée par le manque de personnel, et les faibles taux d’usure les contraignent à un “stand by”.

Les banques sont prises en étau. Elles bénéficient d’abord de bonnes nouvelles. Conformément aux décisions de la Banque centrale, leurs dépôts ne sont plus taxés depuis le 27 juillet et elles ont en théorie le droit de prêter à des taux plus élevés. De quoi relever un peu leur marge.

Pourtant, elles n’en profiteront pas pour relever leur taux de crédits immobiliers. Ils oscillent entre 1,8% et 2,2% en juillet pour les prêts de 20 ans et ne devraient pas bouger pour le mois suivant, prévient Sandrine Allonier, la porte-parole du court Vousfinancer : “Il devrait y avoir un statu quo en août par manque de personnel, mai aussi par l’impossibilité de traiter les dossiers.”

Le taux d’usure, problème structurel

Le plus gros obstacle rencontré par les banques (et les clients) est structurel et concerne le taux d’usure. Ce taux plafond au-delà duquel les établissements ont interdiction de prêter est encore trop faible et rend leurs marges… négatives. Il est actuellement fixé à 2,57% pour les prêts de 20 ans et plus. “Lorsqu’on décroche un taux à 2%, l’assurance, les frais de dossiers et de garantie font rapidement dépasser l’usure”, alerte Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux. « Au-delà de 1,8%, il devient très difficile de se maintenir en dessous du taux d’usure”, abonde Sandrine Allonier.

« Le refinancement des banques coûte maintenant beaucoup plus cher. Elles sont incapables d’intégrer cette hausse dans leur taux à cause de l’usure” explique Caroline Arnould, directrice du développement du courtier Cafpi. Augmenter les intérêts de crédit serait en effet contre productif pour les banques. Elles ont déjà largement augmenté leur taux depuis le début de l’année, et pousser le bouchon davantage rendrait tous les dossiers infinançables. A l’inverse, elles sont réticentes à concéder des baisses de taux puisqu’elles n’ont pas pu augmenter suffisamment leur marge lors de la période de hausse des intérêts de la dette française. Une situation qui les contraint à effectuer un “stand by”, selon les intermédiaires du crédit

“Nous observons sur le terrain un gel progressif des crédits immobiliers, confirme Olivier Landrevie, président de Cafpi. Depuis le début du mois, c’est 1 dossier sur 2 qui connaît des difficultés à cause du taux d’usure ! (…) De nombreux réseaux bancaires se sont mis ouvertement sur le banc de touche plutôt que de prêter à perte.”

Le nombre de prêts chute

Incapable d’augmenter la rentabilité de leurs crédits immobilier, les banques ferment donc le robinet, et les potentiels emprunteurs doivent payer les pots cassés. “C’est un peu la catastrophe, alerte un courtier. Les banques mettent leur activité en pause et nous disent de revenir en septembre. La plupart ont revu leur objectif de production de crédit à la baisse”. Certaines ont d’ores et déjà arrêté une partie de la production de leur crédit auprès des courtiers, mais aussi en direct dans leurs agences, à l’image de la Société générale, du Crédit du Nord ou de la BNP.

Conséquence : en glissement annuel, entre avril et juin, le nombre de prêts accordés a chuté de 9% précise l’Observatoire Crédit logement. Le paysage n’est pour autant pas totalement noir. L’encours des crédits immobilier s’est établi à 6,8% en mars selon les dernières données de la Banque de France. Les emprunteurs se raréfient, mais les montants des emprunts eux augmentent pour faire face à l’augmentation des prix immobiliers.

Source : CAPITAL

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